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Épisode 9 - accélération commerciale et entrepreneuriale : l'association et la création juridique

  • Photo du rédacteur: Thibault Dollié
    Thibault Dollié
  • 29 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 25 mars

CONTEXTE.


Sujet délicat car hautement émotionnel et trompeur, c'est la cause numéro une de l'échec des projets et de loin.


OBJECTIF INITIAL.


Vous épargnez des années de galères à résoudre des problèmes qui n'auraient pas dû être.


OBJECTIF SECONDAIRE.


Connaître le bon moment pour créer l'entité juridique de votre entreprise.

DÉROULÉ ET RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES.


Le premier écueil est de croire que si votre entreprise existe juridiquement alors vous avez un projet qui fonctionne. Cet écueil est tragique car il est coûteux en euros et fige les associés dans un engagement juridique dont ils ne veulent plus rapidement ou qui ne fonctionnent pas. En bref, vous vous disputez.


Comme vu dans l'article sur le contre-intuitif Béaba entrepreneurial, tout projet a en réalité deux étapes de maturité :


  • lorsqu'une marge a été générée par des clients qui commandent pour la seconde fois,

  • lorsque les premières ventes sans l'implication des associés fondateurs adviennent.


Le premier conseil est donc de facturer via une autoentreprise les premiers clients et, globalement, d'attendre le plus longtemps possible avant de créer une structure juridique dédiée. Cela vous laissera le temps d'apprendre à connaître vos associés et de lever un certain nombre des inconnues inhérentes à tout nouveau projet. Lorsque les deux étapes ci-dessus ont été franchies et que vous êtes plusieurs sur un projet, vous allez très probablement faire une SAS. Deux documents vont vous être utiles pour ce faire :

  • les statuts qui régissent le fonctionnement de la SAS,

  • le pacte d'associés qui définit les relations entre les associés.

Les statuts peuvent être standards tant que le pacte prime sur les statuts. C'est dans celui-ci que les jeux de pouvoirs sont.

Précisément, les points de vigilances du pacte sont ci-après :

  • des associés qui ont des pourcentages de part équivalents, et qui peuvent donc paralyser l'entreprise. Autrement dit, il est préférable d'avoir un 51/49 qu'un 50/50.

  • des formules de valorisation du capital social attaquable en justice car totalement loufoques et éloignés de ce qui se passe sur le marché.

  • des associés avec peu de parts qui rendent les discussions plus compliquées, il est préférable de regrouper les "petits" associés sous une structure commune qui, de facto, est obligée de parler d'une seule voix.

  • l'oubli d'un droit de préemption des associés existants pour le rachat des parts si l'un des associés souhaite vendre les siennes.

  • qu'il fasse office de contrat de travail entre l'entreprise et les associés.

  • l'absence de règles prédéfinies en cas de départ d'un des associés de la structure :

    • "good leavers", si en bons termes,

    • "bad leavers", si en mauvais termes,

    • et bien sûr, l'appréciation de quelle situation est "good" or "bad".

  • ne pas avoir mis un seuil de dépenses à partir duquel les associés doivent être consultés.

  • avoir une classe d’action unique, et donc éviter les types d'actions avec des préférences de liquidité et/ou des droits de votes différents, et ce dans un souci d'égalité.


Tout l'enjeu est donc d'assurer une certaine égalité entre les associés et de ne pas mettre en péril l'entreprise par des jeux de pouvoirs futiles et néfastes.


Concernant votre conseil, il vaut mieux un avocat compétent pour l'ensemble des associés qu'un conseil individuel par associé. Ils risquent de se tirer dans les pattes entre eux afin de montrer qui est le meilleur et, de plus, les avocats compétents ne courent pas les rues.


Si dans vos discussions avec certains de vos associés, vous vous rendez compte que l'un d’eux parle beaucoup de ses vertus : honnêteté, probité, équité, liberté, etc... FUYEZ ! Comme en toute chose, on parle de ce que l'on n'a pas.


Enfin, si énergétiquement, votre associé vous draine, arrêtez-vous. Un ou une bonne associée doit rendre les choses plus faciles et non l'inverse. Choisir, c'est renoncer, rejeter quelqu'un c'est se dire oui à soi.


Version 2 écrite le mercredi 25 mars à 7:44 par Thibault Dollié.













 
 
 

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