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Épisode 9 - accélération commerciale et entrepreneuriale : l'association et la création juridique

  • Photo du rédacteur: Thibault Dollié
    Thibault Dollié
  • 29 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 30 déc. 2025

CONTEXTE.


Sujet délicat car hautement émotionnel et trompeur, c'est la cause numéro une de l'échec des projets et de loin.


OBJECTIF INITIAL.


Vous épargnez des années de galères à résoudre des problèmes d'associations.


OBJECTIF SECONDAIRE.


Sentir le bon moment pour créer l'entité juridique de votre entreprise.

DÉROULÉ ET RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES.


Le premier écueil est de croire que si votre entreprise existe juridiquement alors vous avez un projet qui fonctionne. Comme vu dans l'article sur le contre-intuitif Béaba entrepreneurial, tout projet a en réalité deux étapes de maturité :


  • lorsqu'une marge a été générée grâce à des clients qui commandent pour la seconde fois,

  • lorsque les premières ventes sans l'implication des associés fondateurs adviennent.


La création juridique, ce n'est "que" du formalisme. Cet écueil est tragique car il est coûteux en euros et fige les associés dans des modalités juridiques qui peuvent ne plus leur convenir rapidement. Le premier conseil est donc de facturer via une autoentreprise les premiers clients et, globalement, d'attendre le plus longtemps possible avant de créer une structure dédiée. Cela vous laissera le temps d'apprendre à connaître vos associés et de lever un certain nombre des inconnues inhérentes à tout nouveau projet entrepreneurial. Lorsque les deux étapes ci-dessus ont été franchies et que vous êtes plusieurs sur un projet, vous allez très probablement faire une SAS. Deux documents vont vous être utiles :

  • les statuts qui régissent le fonctionnement de la SAS,

  • le pacte d'associés qui définit les relations entre les associés.

Les statuts peuvent être standards tant que le pacte prime sur les statuts. C'est dans celui-ci que les jeux de pouvoirs sont.


Concernant votre conseil, il vaut mieux un avocat compétent pour l'ensemble des associés qu'un conseil individuel par associé qui risquent de se tirer dans les pattes et créer ainsi des frictions contre-productives.


Précisément, les points de vigilances du pacte sont ci-après :

  • des associés qui ont des pourcentages de part équivalents, et qui peuvent donc paralyser l'entreprise. Autrement dit, il est préférable d'avoir un 51/49 qu'un 50/50.

  • des formules de valorisation du capital social attaquable en justice car totalement loufoques et éloignés de ce qui se passe sur le marché.

  • des associés avec peu de parts qui rendent les discussions plus compliquées, il est préférable de regrouper les "petits" associés sous une structure commune qui, de facto, est obligée de parler d'une seule voix.

  • l'oubli d'un droit de préemption des associés existants pour le rachat des parts si l'un des associés souhaite vendre les siennes.

  • qu'il fasse office de contrat de travail entre l'entreprise et les associés.

  • l'absence de règles prédéfinies en cas de départ d'un des associés de la structure :

    • "good leavers", si en bons termes,

    • "bad leavers", si en mauvais termes,

    • et bien sûr, l'appréciation de quelle situation est "good" or "bad".

  • ne pas avoir mis un seuil de dépenses à partir duquel les associés doivent être consultés.

  • avoir une classe d’action unique, et donc éviter les types d'actions avec des préférences de liquidité et/ou des droits de votes différents, et ce dans un souci d'égalité.


Tout l'enjeu est donc d'assurer une certaine égalité entre les associés et de ne pas mettre en péril l'entreprise par des jeux de pouvoirs futiles et néfastes.


Enfin, et pour conclure, si dans vos discussions avec certains de vos associés, vous vous rendez compte que l'un d’eux parle beaucoup de ses vertus : honnêteté, probité, équité, liberté, etc... FUYEZ ! Comme en toute chose, on parle de ce que l'on n'a pas.













 
 
 

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