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Épisode 3 - accélération commerciale et entrepreneuriale : le contre-intuitif Béaba entrepreneurial.

  • Photo du rédacteur: Thibault Dollié
    Thibault Dollié
  • 22 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 23 déc. 2025

CONTEXTE.


De nombreux projets échouent faute d'avoir la boussole adéquate pour naviguer les eaux tumultueuses de l'entrepreneuriat. Cet article est cette boussole, et la somme de 20 années de projets que j'ai menés et de nombreuses lectures. Cet article est aussi valable pour les artistes car ils ont pour point commun de créer ce qui n'existe pas, de créer le futur.


OBJECTIF INITIAL.


Il s'agit d'avoir en tête les pièges classiques de l'entrepreneuriat pour les éviter et ainsi :

  • arrêter plus tôt votre projet s'il ne mène à rien,

  • savoir quand il ne mène rien,

  • augmenter vos chances de succès.


OBJECTIF SECONDAIRE.


Comprendre si l'entrepreneuriat est réellement fait pour vous.

DÉROULÉ ET RESSOURCES SUPPLÉMENTAIRES.


Le premier travail d'un entrepreneur est d'imaginer le futur. Autrement dit, une fois que vous aurez fait votre travail, que se passera-t-il ? C'est somme toute un exercice assez amusant et dans lequel, on peut vite se perdre.


Ceci étant écrit, c'est après que les choses se gâtent réellement.


En effet, dès que vous allez commencer à faire - tout du moins à tenter de faire - c'est à ce moment-là que la souffrance apparaît.


En effet, la différence entre la réalité du terrain et la vision dans votre tête est à peu près égale à la souffrance que vous allez vivre. Le plus tôt, vous acceptez cette souffrance comme inévitable et faisant partie du chemin entrepreneurial, au plus vite votre entreprise va grandir et gagner en maturité. Ce sera aussi bien moins douloureux.


Ensuite, la maturité d'une entreprise peut se comprendre en deux étapes clés.


La première c'est lorsqu’un ou plusieurs clients recommandent une seconde fois. La première fois, ne comptent pas, c'est un essai. La condition pour franchir avec succès cette première étape est que la vente associée génère une marge (en considérant les coûts de productions de cette unité, et non vos coûts globaux).


Les plus durs sont les 10 premiers clients satisfaits et rentables.


La seconde étape, est lorsqu’une vente s'opère sans les associés fondateurs. Et c'est presque là, l'arrivée.


Lever des fonds, est-ce une bonne ou une mauvaise idée ? Ni l'un, ni l'autre, mais lever des fonds est une dangereuse affaire car elle peut vous donner l'illusion que vous avez une entreprise qui marche, or, ce n'est souvent pas le cas. Lever des fonds pour croître est sain, lever des fonds pour créer est dangereux. Lever des fonds prend du temps et de l'énergie que vous ne mettez pas ailleurs et mets une laisse autour de votre cou.


Seul ou en groupe ? Dès que vous sentez de la résistance, que vous devez convaincre votre associé : fuyez. Une association, c'est très émotionnel et rarement rationnel, cette personne doit vous porter énergétiquement, vous tirez vers le haut. Tout le reste n'est malheureusement et que trop souvent des rationalisations a posteriori. À la seconde où vous devez forcer l'union, c'est mal barré.


Persévérer ou s'entêter ? S'entêter, c'est lorsque vous refaites deux fois de suite un procédé qui ne marche pas. Persévérer, c'est itérer, essayer différemment.


Comment démarrer ? Décrivez le plus précisément possible le problème que vous souhaitez résoudre. Ensuite discuter directement avec les personnes qui d'après vous ont ces problèmes. Demander leur avis. Recommencez. Gardez tout cela très informel pour économiser votre temps et vos énergies. Les entretiens 1t1 sont vos alliés. Les sondages vos pires ennemies.


Qu'est-ce qui est le plus précieux : l'argent ou l'énergie ? L'énergie. Une entreprise nouvellement créée s'arrête généralement quand les associés lâchent l'affaire et rarement car le compte bancaire est à zéro. Le compte bancaire à zéro est souvent un masque qui cache les vraies raisons de l'abandon : dépression, échec opérationnel, absence de vision nouvelle, etc.


C'est mieux d'abandonner que de s'entêter.


C'est un marathon, pas un sprint. Le bon entrepreneur est celui-ci qui travaille son projet, tous les ans pendant plusieurs années, pas celui qui suit les modes et change de projet tous les six mois.


Qu'est-ce qui vous motive ? Une certaine passion viscérale pour le sujet est un plus. L'essentiel est de ne pas avoir trop le choix. Vous êtes soit inemployable et/ou atteint d'une affliction grave : l'ambition démesurée, associé généralement à un goût de la liberté assez fort.


Quand s'arrêter ? Lorsque le plaisir quotidien décroît d'année en année au lieu d'augmenter. C'est le chemin qui doit devenir votre finalité.


Et concrètement ? Vous avez deux missions : construire et vendre, tout le reste n'est que palabres.


Futur ou présent ? Le bon entrepreneur - si rare - est excellent pour se projeter intellectuellement à 5 ans et être convaincant lorsqu'il en parle tout en étant à la fois sublime pour régler les problèmes opérationnels les plus pressants et terre à terre.


Enfin, et pour conclusion : seul le temps long compte.














 
 
 

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